Parcours

Autodidacte

J'ai commencé par illustrer les marges de mes copies de rédactions. Ce qui ne déplut pas à mon prof même s'il ne manqua pas de me rappeler que nous étions en cours de français et de rajouter qu'il notait les écrits, pas les dessins. Ma moyenne assez élevée me fit douter. Un jour, le jour de trop, il me promit un zéro pointé. Je m'obstinai et n'obtins jamais mon zéro. En 1983, j'avais alors 21 ans, j'achetai du matériel de peinture, toiles, huile et pinceaux, je peignis mon chien, le jardin de mes parents, des portraits, des fleurs, la mer, des châteaux, des ruines, j'imitai les techniques des impressionnistes que j'admirais à Orsay et au Louvre. A 28 ans je découvris lors d'un voyage en Provence le pastel grâce à un artiste qui dessinait les portraits de gens dans la rue. J'appris la technique seule, comme le reste, avec des bâtonnets de couleurs doux, tendres, secs, durs, gras. Parallèlement je travaillai le dessin à la mine, au fusain, mine graphite, stylo et me perfectionnai avec une étonnante prof de dessin américaine dans une usine désaffectée place Clichy à Paris où la pluie ruisselait du toit en zinc dans des bassines de fortune. Souvenir d'une belle période d'exploration... Puis vers l'âge de 33 ans la vie me détourna de ce qui me semblait pourtant être vital. Plus tard, bien plus tard, et comme si le destin s'entêtait à me montrer la voie à suivre depuis mes copies de français, je contai des anecdotes dans un e-journal après une longue période de guidage en patrimoine où déjà les historiettes fusaient bon train. A cette époque il m'arriva parfois de reprendre partiellement un crayon, un pinceau, un carnet de croquis lors de mes escapades mais rien de bien concret.


Depuis 2017 j'écris des histoires pour le web et le mag dans un office de tourisme. 2020 je ressorts pinceaux, mines et craies, un retour aux sources indispensable, et parallèlement je travaille sur un livre de contes pour adultes. Quant à la danse, c'est une évidence depuis 40 ans, elle est là entre la peinture et l'écriture en toute légitimité...